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  • David Dessolis

Affûtez, affûtez, affûtez...

Point 1 : réflexions sur le développement personnel

« Il faut avoir une raison de se lever le matin. De toute façon, je ne peux rien accomplir en restant au lit. » Georges Burns

Il est une chose certaine, c’est que si nous faisons les choses pour nous, un jour nous nous épuiserons… Quel peut donc être le but ultime de la vie, sinon celui de tendre à être une force du bien ? Après tout, n’avons pas à être une source d’inspiration pour ceux qui nous entourent et ceux qui nous succéderont ? C’est en tout cas ce que je crois.

Pensez à une personne que vous aimez. Bien, à présent, demandez-vous ce que vous pourriez bien faire pour que sa journée soit meilleure. Trouvé ? super ! alors, appliquez la réponse ! 😉

A présent, pensez à une autre personne que vous appréciez. Comment pourriez-vous l’encourager dans sa journée ? Je vous propose une chose simple : pour devenir une force du bien et impacter tout votre environnement, vous devez devenir impactant. Or, pour devenir impactant, votre cœur doit s’élargir et cultiver une discipline de compassion et d’empathie. Voici donc une question que vous pouvez vous pouvez chaque jour avant de commencer à travailler : qui puis-je encourager aujourd’hui à l’aide d’un sms ?

Essayez ceci durant les 10 prochains jours et observez le résultat. Pas chez les autres, mais en vous… Prenez le temps d’analyser ce que cela produit en vous comme sentiment, comme changement, comme désir de vous préoccuper plus de votre prochain.

Nous nous sous-estimons beaucoup et, ironiquement, nous nous surestimons beaucoup aussi. Pourquoi ? Car nous ne prenons pas assez conscience que nous valons plus que ce que nous pensons mais que nous sommes capables de moins que nous pensons dans les délais que nous nous fixons. Ainsi, en vous concentrant sur ce que vous pouvez être dès aujourd’hui pour ceux qui vous entourent, assouplissez un peu plus vos objectifs mais affermissez-vous dans votre identité.

C’est dans cette compréhension que votre courage se développera. Pourquoi ? car peu importe par où vous êtes passé, vous en êtes là où vous en êtes. Or, si vous lisez ce mail, c’est la preuve que vous avez surmonté le premier des obstacles, responsable de 99% des vrais échecs : le découragement.

Qui peut arrêter le courage d’un homme ? ce même homme qui accepte d’être couragé. Le courage et le découragement sont comme la bien et le mal : deux voies que l’homme peut choisir en toute conscience et qui ne sont que de sa seule responsabilité. Les autres ne sont jamais coupables quand nous abandonnons, quand nous déclarons forfait. De même, les autres ne sont jamais responsables quand nous choisissons d’être courageux, car tous les encouragements du monde ne font pas un choix dans le cœur de celui qui est encouragé.

Obtenir ce qu’il désire réellement fascine l’homme depuis longtemps. Or, le courage et la détermination sont des starters, pas ce qui permet d’atteindre le but en soi. Ce sont les caractéristiques d’une voiture de sport parée pour réussir. Mais une telle voiture ne pourra aller nulle part le réservoir vide. Votre réservoir s’appelle enthousiasme, et votre carburant plaisir, désir et… souffrance. Alors, votre réservoir est-il plein ?

Votre voiture aura beau être sportive, votre réservoir conséquent et votre carburant de la meilleure qualité qui soit, si vous roulez vous savez bien qu’à un moment donné vous serez obligé de refaire le plein. Et, fait logique mais intéressant, plus vous utiliserez les pleines capacités de votre voiture, plus vous serez obligé de refaire le plein rapidement. En somme, plus vous exploitez la puissance de vos talents, plus vous devez soigner votre enthousiasme et votre désir d’atteindre le but.

Le hic c’est que le quotidien est une route pavée, cabossée, bosselée, jonchée d’obstacles, de feu rouges, de dos-d ’ânes, et même de chauffards. En somme, si vous exploitez vraiment vos dons et talents à fond, alors vous n’êtes pas une voiture faite pour le quotidien ! Comment donc transformer cette route hostile en piste de course à haute vitesse ? En changeant votre perspective. Encore une fois.

Si vous êtes pilote de formule et que je vous emmène, vous et votre voiture, sur la piste du Dakar, vous m’en voudrez. Mais si je vous dis qu’il existe un moyen de rouler si vite que vous planerez au-dessus de la piste, là, connaissant les lois physiques, vous chercherez à comprendre et serez prêt à relever le défi. Ce qui pourrait casser votre voiture deviendra donc un tremplin pour avancer !

Pour revenir à une réalité humaine, plus vous prendrez l’habitude de choisir vite et de changer d’avis pour assouplir votre conduite de vie, plus vous transformer les trous en défis, et les défis en opportunités. Ceci en appliquant une règle simple : au lieu de vous asseoir et pleurer devant une tâche rebutante, donnez-vous 15 minutes maxi pour répondre à la question suivante : si je n’agis pas maintenant, quelle sera la conséquence inévitable que je provoquerai à long terme ?

Une fois de plus, je vous laisse méditer au fait que ce que nous pouvons faire n’est pas lié à ce que nous sommes capables de faire mais à qui nous sommes… Décidez de passer de l’agir à l’être, de la capacité à l’identité, de la puissance au pouvoir. Le désir de réussir est un carburant puissant. Le plaisir pris en cherchant à réussir est une composante capitale et indispensable de ce carburant. Mais le fait de transformer toute souffrance en alliée de votre but est ce qui vous permettra d’être certain d’atteindre le but. En effet, si même les obstacles deviennent vos appuis pour réussir, qui ou quoi pourrait bien vous freiner ?...

Or, vous seul pouvez décider de ce qui vous procure joie ou souffrance, de ce qui vous freine ou vous pousse. C’est pour cela que la réponse à la quête d’obtenir ce que l’on désire vraiment réside dans le fait d’apprendre à utiliser la souffrance et le plaisir (ou la joie si vous voulez) à notre avantage. Ainsi, ce à quoi vous associez joie/plaisir ou souffrance/tristesse influera sur votre vie, donc sur votre but, donc sur votre destin, donc, puisque vous êtes censé inspirer votre entourage, sur celui des autres.

Voici une question : préférez-vous gagner 1'200'000 € chaque matin tout en sachant que vous vous ferez voler cet argent chaque soir, ou avoir l’assurance de gagner 50’000€ chaque heure de la journée en sachant que personne ne vous le volera jamais ?...

En fait, peu importe la réponse, le résultat est le même. Néanmoins, ce que vous avez répondu instinctivement révèle votre rapport à la chose, et ce qui conditionne votre priorité : le but ou le moyen…

Point 2 : réflexions sur le développement professionnel

Affûtez, affûtez, affûtez…

Lors d’un championnat du monde de bûcheron, deux adversaires furent mis l’un en face de l’autre. Il s’agissait de deux jumeaux impressionnants : Hans et Stan. Deux armoires à glace de deux mètres de haut sur un mètre dix de large, descendants probablement de la race des vikings, chez qui le gêne de la peur fût remplacé par celui du muscle. Bref, ils étaient taillés comme les arbres qu’ils devaient abattre chaque jour.

L’épreuve était simple : ils avaient 6 heures pour couper un arbre chacun. Les deux arbres en question étaient similaires et les deux haches sortaient de chez le ferronnier : le père des jumeaux (oui, on sait s’amuser dans les pays froids !).

Rendus chacun devant son arbre, le cor de brume signala le début de l’épreuve. Chacun des deux jumeaux avait son fan club. La moitié du village pour Hans et l’autre pour Stan. Tout paraissait presque trop simple. Surtout quand les deux arbres tombèrent au même moment, quand la fin de la sixième heure fût sonnée !

Pourtant, si vous étiez arrivés à ce moment, vous auriez constaté une différence notable entre les deux frères : le premier suait sang et eau, et son corps semblait tétanisé à cause de l’effort certain qu’il venait visiblement d’avoir fait ; tandis que le second, semblant à peine avoir travaillé, était encore frais, le corps assez sec et se permettait de sourire devant le village qui le dévisageait. Les deux arbres étaient là, à terre, tout deux abattus. Les deux frères avaient gagné tous les deux et il ne pouvait pas y avoir deux premiers. Comment donc les départager ?

Vous le savez, la différence entre deux premiers se fait souvent non selon les capacités mais d’après le caractère. C’est ce qui se passa pour Hans et Stan : on donna la première place à celui qui montra qu’il était plus qu’un bloc de muscles, et que son caractère avait été façonné par ses choix et son intelligence. Voici donc ce que vous n’aviez pas vu : Hans prit la hache, cracha dans sa main et de façon presque superstitieuse appliqua sa salive sur le tranchant de la lame, puis tapa sur l’arbre durant six heures sans s’arrêter. Stan regarda son frère et cracha aussi dans sa main, puis s’en frotta les deux mains comme pour les nettoyer. Ensuite, il s’assit en face de l’arbre et affûta la lame de sa hache durant 5 heures ! Il fît cela tranquillement, sans forcer, avec conscience et application. Ne regardant ni son frère, ni la foule qui le dévisageait, car il avait pris soin de faire face à l’arbre mais dos à la foule. Simplement, il affûta sa hache méticuleusement, focalisant sa pensée sur son geste et projetant régulièrement son esprit dans le futur, en visualisant la façon de taper l’arbre quand la cinquième heure serait venue. Il était dirigé tout entier - corps, esprit et âme - sur le but et seulement le but. Or, pour lui le but ici n’était pas de couper l’arbre mais de bien sur-affûter sa lame !

Pourquoi une telle différence de but entre son frère et lui ? Ils savaient tous deux que les arbres tomberaient, ce n’était donc pas un but mais une formalité. Aussi, le but n’était pas le vrai but ; le but profond résidait ailleurs, et Stan l’avait compris. Hans avait malgré tout pout but ce qu’il savait pouvoir faire naturellement (grâce à ses gênes). Pour Stan, le but était tout autre : impacter sa vie et celle des autres. Néanmoins, pour que cette formalité s’accomplisse et que le vrai but soit atteint, il devait rendre la hache capable de couper le tronc énorme en 1 heure au lieu de 6. Ainsi, la première étape pour atteindre son but était de développer la capacité de sa hache au point que sa lame puisse couper en 5 fois moins de temps. Car ce premier but impacterait non seulement la tâche mais encore son environnement, et son entourage dans sa façon de penser.

Comment donc appliquer cette parabole à votre propre vie ? En choisissant de développer dans l’ombre et le secret une activité demandant solitude, rigueur, concentration et peut-être même un peu de souffrance (souffrance en effet car affûter soigneusement cette hache alors que sa nature le prédisposait à l’action et la brusquerie a certainement dû demander de la force de caractère à Stan…).

Vous vous demandez sûrement quelle peut être une telle activité. En fait, considérez une activité qu’un moine, un ascète ou un étudiant dévoué à ses études peut faire ! En fait, relevez un défi solitaire qui forgera votre caractère en affûtant votre lame à la main tandis que d’autres abattront des chênes avec une tronçonneuse mais développeront un caractère faible et assisté. Ce peut donc être apprendre le grec, l’hébreu, écrire vos mémoires en étant le plus objectif envers vous-même et en décidant de les écrire pour ne jamais les faire lire, simplement pour que cela soit votre outil secret de progression. Ce peut être de lire 45min chaque matin en vous levant et donc vous lever 45min plus tôt…

Choisissez une activité qui vous coûte mais dont vous savez que vous en récolterez d’abondants fruits savoureux, tant personnellement que professionnellement – car le caractère est pour toutes les sphères de notre vie. Et tenez bon lorsque vous voudrez abandonner, lorsqu’il fera froid ou chaud, soleil ou pluie, que vous serez devant un obstacle. Avancez et servez-vous de cette activité comme d’un ami fidèle, un entraîneur personnel quotidien dont le rôle serait de vous rappeler chaque jour à quel point vous êtes en train de devenir la meilleure version de vous-même, là où la société veut que nous soyons tous des clones assistés et faibles.

Point 3 : réflexions sur le développement commercial

Où en est la révision de votre voiture ?

Vous êtes probablement une sportive racée et ultra puissante, au réservoir débordant du meilleur carburant qui puisse exister ; mais pensez-vous à fait un check-up régulièrement ?

C’est capital de savoir si ce en quoi vous investissez - vous donc – est dans un état de marche optimal. Se connaître est une des clés en développement personnel, et c’est pour cela que c’est également une clé quand on est dans les affaires. Celui qui ne connaît ni ses atouts ni ses faiblesses risque de marche souvent à l’improvisation ; or, tout le monde sait que les meilleurs improvisateurs sont ceux qui se préparent longtemps et souvent à l’avance.

Je ne parle pas d’être parfait, ou d’avoir réponse à tout, je parle de savoir où vous en êtes. Qu’indiquent les jauges « patience », « paix intérieure », « service », « joie », « désintéressement », « amour », « confiance », « probité », « caractère », « ego », « caprice », « gestion du temps, de l’argent, des émotions », « relation », « famille », « passion », « santé », « cohérence », « conduite », « risque vs prudence », « audace vs peur », « compétence », « perfectionnement », « délégation », « amour-propre », etc. ?

Concrètement, à quoi sert de faire ce type de bilan personnel chaque jour ou au plus tard, chaque semaine ? A savoir si vous garder la bonne direction et si vous faites ce que vous avez à faire, vous et vous seul. En somme, si, au titre d’une bonne intention, vous n’êtes pas en train de vous écarter du chemin que vous, bolide, devez pratiquer.

Or, quel est le chemin que vous devez toujours garder en vue ? Celui de la vision. Devenir et demeurer visionnaire est votre motivation à faire un bilan régulier. Autrement vous n’aurez jamais l’assurance que votre pensée ici et maintenant est bien alignée sur le but à atteindre là-bas et in fine.

Voilà, ce feuillet touche à sa fin, j’espère que vous y avez trouvé des informations intéressantes pour votre développement humain, entrepreneurial et commercial.


Que votre journée soit puissante et inspirée !

David Dessolis



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